
Ciné-concert : LE RÉVÉLATEUR
- PAYS France,
- 1968
- Durée 67
- Prix 10.20 €, 7.80 €, 7.00 €, 6.50 €
- Ticket modérateur Art. 27, Ticket Last Minute
- Abonnement Carte 5 places Galeries, UGC Unlimited, Cineville Pass
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Synopsis
Le Révélateur réunit Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart) et Réka Csiszér (VÍZ) sous le nom de Le Révélateur, pour la bande originale du film muet éponyme de Philippe Garrel (1968). À travers violoncelle, buzuq, rababa, voix, électronique et synthétiseur, les huit morceaux oscillent entre drones hymniques et calcinés et instrumentaux tendres, tissés de field recordings — un minimalisme à la fois austère et étrangement lumineux. Le film en noir et blanc de Garrel, dont le titre emprunte le terme photographique désignant le développement des négatifs, suit un enfant et ses parents errant dans un paysage désolé, une famille perpétuellement au bord du désastre sans jamais vraiment y sombrer. La musique reflète cet état suspendu, tenant ensemble mouvement et immobilité dans un même cadre.
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Synopsis
Le Révélateur réunit Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart) et Réka Csiszér (VÍZ) sous le nom de Le Révélateur, pour la bande originale du film muet éponyme de Philippe Garrel (1968). À travers violoncelle, buzuq, rababa, voix, électronique et synthétiseur, les huit morceaux oscillent entre drones hymniques et calcinés et instrumentaux tendres, tissés de field recordings — un minimalisme à la fois austère et étrangement lumineux. Le film en noir et blanc de Garrel, dont le titre emprunte le terme photographique désignant le développement des négatifs, suit un enfant et ses parents errant dans un paysage désolé, une famille perpétuellement au bord du désastre sans jamais vraiment y sombrer. La musique reflète cet état suspendu, tenant ensemble mouvement et immobilité dans un même cadre.

Le Révélateur est le duo formé par Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart) et Réka Csiszér (VÍZ), pour la bande originale du film éponyme de Philippe Garrel. Les huit morceaux voient Moumneh et Csiszér créer une musique à la fois austère et lumineuse, une forme de minimalisme à la fois éthérée et chargée d’une présence troublante. Maniant violoncelle, buzuq, rababa, voix, électronique et synthétiseurs terreux, ils passent de hymnes obsédants sur des cordes calcinées à des instrumentaux tendrement hypnotiques, drapés de field recordings bruissants. Nous plongeant dans un espace où locomotion et immobilité coexistent, comme si l’on traversait un paysage à la fois uniforme et sans cesse changeant.
Écrit, réalisé et produit par le cinéaste français Garrel en 1968, le film muet en noir et blanc, d’un silence inquiétant, ‘Le Révélateur’ tire son nom du terme désignant le développement des négatifs. Il suit un enfant et ses parents errant, peut-être fuyant, à travers un environnement désolé. « L’existence sobre et solitaire des trois personnages touche vraiment quelque chose en vous, » raconte Moumneh. « La famille est au bord du désastre mais n’y arrive jamais. C’est poignant, je pense que nos vies peuvent toutes sembler constamment au bord de la catastrophe sans jamais tout à fait franchir le seuil… le film canalise un malaise qui semble intemporel. »
Csiszér et Moumneh se sont rencontrés en 2018 lors d’un concert dans un festival à Baden, en Suisse, et sont rapidement devenus amis et collaborateurs. En 2023, ils ont présenté pour la première fois une bande originale live pour Le Révélateur. C’est Moumneh qui a proposé le film de Garrel, qu’il portait en lui depuis longtemps. « J’ai été convaincue dès la première seconde, » dit Csiszér. « Je viens d’une enfance difficile, mes parents et moi avons été déplacés, donc l’idée de ne pas avoir de foyer m’est très proche. » Hongroise-transylvanienne née en Allemagne de l’Est, élevée à Vienne, Csiszér vit aujourd’hui à Berlin. « Pour moi, le foyer est tout et rien à la fois. Je suis perpétuellement désorientée. Le film suit des personnages nomades, toujours en mouvement, sans immobilité. Je m’y reconnais. »
Les performances du duo aux côtés du film de Garrel étaient improvisées au sein de structures qu’ils avaient élaborées au préalable. Après avoir joué la bande originale à plusieurs reprises, ils ont décidé de la fixer. Empruntant la maison d’un ami à Montréal pendant plusieurs jours fin 2025, ils ont peaufiné et enregistré les versions captées ici, les morceaux étant « composés par l’improvisation, » comme l’explique Moumneh. ‘Part 01’ s’ouvre sur des bruissements et craquements sifflants avant qu’un synthé n’enfle et que les cordes ne commencent à gémir, posant une atmosphère annonciatrice sur laquelle le reste de l’album se construit. ‘Part 03’ voit le violoncelle et le buzuq se déformer et s’enchevêtrer façon glitch. ‘Part 05’ dépose une mélodie de lamentation sous les vocalises ascendantes et endeuillées de Csiszér. Ce qui mène à ‘Part 06’, où Csiszér parle en hongrois tandis que des effets interrompent et déforment son expression.
L’album tout entier est imprégné de l’atmosphère du film de Garrel. Mais il a une vie qui dépasse l’accompagnement. « Nous voulions capturer l’émotion du film, le sentiment de vivre entre deux mondes, » explique Csiszér. « Il y a un lien entre le minimalisme et les sentiments de désorientation et d’engourdissement. » En tant que film, ‘Le Révélateur’ laisse des vides que le spectateur doit combler lui-même, sur lesquels réfléchir et peut-être y voir un reflet de soi-même. C’est une qualité que Csiszér et Moumneh transmettent de façon saisissante. Saisissant un malaise, mais illuminant aussi ses recoins obscurs.
Le Révélateur (AAR 04) – Réka Csiszér and Radwan Ghazi Moumneh
Tracks
واحد — wāḥid — 1
اثنان — ithnayn — 2
ثلاثة — thalātha — 3
أربعة — arba’a — 4
خمسة — khamsa — 5
ستة — sitta — 6
سبعة — sab’a — 7
ثمانية — thamāniya — 8






