¿donde estaría el mundo que persigo?

    Inleiding

    Le cinéma, ici, ne se pense pas à partir de sa mythologie — ses récits, ses références, son histoire comme culture partagée — mais à partir de sa technique : ce qu’une caméra enregistre en un seul geste, ce qu’un projecteur répète, ce qu’une pellicule use à force de tourner. Une approche élargie du cinéma, où le dispositif se pense sculpturalement et où le montage cesse d’être un art du temps pour devenir un art de l’espace.

    Inleiding

    Le cinéma, ici, ne se pense pas à partir de sa mythologie — ses récits, ses références, son histoire comme culture partagée — mais à partir de sa technique : ce qu’une caméra enregistre en un seul geste, ce qu’un projecteur répète, ce qu’une pellicule use à force de tourner. Une approche élargie du cinéma, où le dispositif se pense sculpturalement et où le montage cesse d’être un art du temps pour devenir un art de l’espace.

    Les projecteurs sont des sculptures : ils donnent à voir, et se donnent à voir. Ce que l’image révèle, le dispositif lui-même l’expose — dans un même mouvement, où la répétition devient une stratégie à part entière. Un seul plan, rejoué en boucle, identique à lui-même à chaque passage : plutôt que de faire progresser une image vers une autre, le film revient sans cesse sur lui-même, use sa propre durée en la répétant indéfiniment.

    Ce choix déplace une question habituellement pensée comme purement cinématographique : celle du montage. Ici, l’agencement des images ne se joue pas dans le temps du film, mais dans l’espace de l’installation — dans la relation entre le dispositif de projection et l’image qu’il donne à voir. Le projecteur, la pellicule, l’écran, la distance entre eux : c’est cet ensemble qui agence, qui compose, qui fait sens — de façon sculpturale plutôt que narrative. Avec sept pièces réunies dans un même espace, ce montage ne se fixe jamais : c’est le trajet du visiteur d’une installation à l’autre qui l’actualise, chaque fois différemment.

    Le cinéma, ici, ne se pense pas à partir de sa mythologie — ses récits, ses références, son histoire comme culture partagée — mais à partir de sa technique : ce qu’une caméra enregistre en un seul geste, ce qu’un projecteur répète, ce qu’une pellicule use à force de tourner. Une approche élargie du cinéma, où le montage cesse d’être un art du temps pour devenir un art de l’espace.